Depuis le début de l'affaire DSK, nous lisons quantités de supputations sur ce qui s'est passé au Sofitel New York, dd'informations plus ou moins exactes sur la justice américaine, et d'autres propos pas toujours très rigoureux. Ensuite, le grand déballage a commencé : on a ressorti des extraits d'émissions de télévision qui n'avaient pas fait scandale au moment de leur diffusion initiale, on a ressorti des extraits de livres mettant en cause des responsables politiques sans les nommer, diverses députées et autres femmes politiques ont mentionné des comportements inappropriés (mais là encore sans vraiment nommer les responsables), et maintenant un ancien ministre met en cause un autre ancien ministre dans une affaire de pédophilie, sur la base, visiblement, de bruits de couloir au plus haut niveau de l'État.

Tout ceci, on en conviendra, ne s'est pas déroulé « sur Internet », si l'on entend par « Internet » les sites rédigés par des amateurs, des non-journalistes. Au contraire, nous avons assisté à ces approximations et ce déballage dans des médias professionnels. Pourtant, on continue de mettre en cause « Internet » (ou les « blogs » ou « Twitter », après « Wikipédia ») comme source des rumeurs infondées, des allégations nauséabondes, et des informations peu fiables.

L'hypocrisie est à son comble !