Visiblement, ces gens connaissent les habitudes des français en voyage officiel aux États-Unis : mon badge comportait bien visiblement l'indication « escort required », c'est à dire que l'on devait me fournir une escorte.

Les plus libidineux d'entre vous s'imagineront peut-être que l'on m'aurait fourni une accorte dame afin de m'accompagner dans des festivités, et plus si affinités et paiement suffisant. Bien évidemment, il ne s'agissait que de rappeler qu'en tant que visiteur international, je suis potentiellement un espion, et qu'afin que je ne puisse pas voler des secrets il faut que je sois escorté à tout moment par un membre du personnel. Comme vous pouvez vous en douter, je n'ai rien vu de plus compromettant que des posters vantant tel ou tel projet de recherche, ainsi, que l'extérieur, d'énormes souffleries.

Comparons avec mes visites chez Airbus, où je ne suis pas suspect car français : je marche comme un grand du poste de garde au bâtiment de la division avionique, et je me perds comme un grand dans les bureaux du premier étage car mes interlocuteurs ont été déménagés. Sinon, peu de différences : je vois aussi des posters de projets, et, faute d'énorme soufflerie, des énormes A380 en attente de peinture.