Le chercheur scientifique qui s'exprime dans les médias s'expose à voir son propos déformé ou instrumentalisé. Ainsi, des collègues grenoblois ayant répondu à la presse régionale à l'occasion de travaux pratiques d'étudiants sur le terrain ont vu l'article à leur sujet, publié bien sûr sans leur demander de relecture, mêler erreurs, inexactitudes et théories scientifiques personnelles du rédacteur.

On pourrait croire que la presse magazine nationale qui se veut de qualité réagisse mieux ; hélas, il semble que cela ne soit pas toujours le cas, témoin cette polémique au sujet du traitement par Télérama d'articles sur le peuple dogon demandés à des chercheurs africanistes. Télérama a répondu. Les excuses sont toujours les mêmes : il s'agit de querelles de spécialistes sur des points mineurs, il faut adapter le propos au lectorat, qui n'en a rien à faire des citations de revues savantes, il y a des délais...