Une théorie en vogue en ce moment est que l'Internet favoriserait une lecture fragmentée, au détriment d'une lecture profonde, soutenue.

Peut-être. La lecture fragmentée date cependant d'avant l'Internet.

Lisez le journal dans les transports en commun : vous devrez abandonner temporairement votre article quand votre arrêt sera en vue... ou si un importun vous fait profiter de sa « musique » qu'il ne sait écouter qu'en l'imposant à ses voisins.

Lisez un ouvrage scientifique, tombez sur un terme que vous ne saisissez pas et qui semble important pour la compréhension de la suite. Faites-vous une recherche dans l'index ou la bibliographie (l'ancêtre, low-tech, de l'hyperlien), ou continuez-vous au risque de ne vraiment rien comprendre ?