(Je m'aperçois que je ne me suis jamais présenté. Imitant mon émérite collègue Catherine Kintzler, je m'y colle.)

D'un point de vue universitaire et administratif :

David Monniaux, ancien élève de l'École normale supérieure de Lyon, agrégé de mathématiques et docteur habilité à diriger les recherches en informatique, est directeur de recherche au CNRS et professeur chargé de cours d'exercice incomplet à l'École polytechnique. Il a également enseigné dans divers autres établissements (Université Paris Dauphine, ENSTA, Mines Paris, Université Paris-7, Université de la Réunion, ENSIMAG).

Selon la formule consacrée, les opinions qu'il exprime ici sont les siennes et aucunement celles des ses employeurs.

Il est également membre de l'association Wikimédia France, dont il a été par le passé membre du conseil d'administration, et auprès de laquelle il exerce bénévolement certaines tâches.

Que fait-il en recherche : David Monniaux est spécialiste de l'analyse statique de programmes. Ces dernières années, il s'est également intéressé aux procédures de décision et d'élimination de quantificateurs pour certaines logiques, notamment l'arithmétique linéaire réelle.

Si cela ne vous dit rien, dites-vous qu'il fait des mathématiques et de l'informatique visant à éviter que les avions n'aient des bugs. Si vous voulez rappeler des figures historiques, dites-vous que ça a rapport avec les travaux d'Alan Turing.

Comment est-il : David Monniaux est en revanche quasi incompétent pour dépanner votre ordinateur équipé de Microsoft Windows ; il utilise principalement Linux Ubuntu, et encore n'en connaît pas toutes les finesses. Son mauvais goût et son incompétence en matière de construction de pages Web sont légendaires dans son laboratoire. D'un naturel peu coordonné, il est médiocre dans tout jeu informatique nécessitant d'avoir des réflexes, et n'a d'ailleurs pas la patience ni le temps d'y jouer. Les gadgets électroniques (iPhone etc.) lui font généralement peur. Ne portant ni barbe, ni cheveux longs, ni T-shirt xkcd ou OpenBSD, et plus généralement étant habillé de façon ennuyeuse, il est également incompétent pour être le « geek de service » (et a d'ailleurs été récemment pris pour un étudiant en sciences politiques, ce qui montre bien l'ampleur de son incompétence en la matière).

Il aime les raisonnements cohérents et structurés, exprimés dans un français ou un anglais grammaticalement corrects. En bon soldat discipliné de la recherche publique, il apprécie les références bibliographiques et les renvois aux textes officiels. Les discussions d'opinions sans bases adaptées pour les justifier lui paraissent en revanche inintéressantes. Il pense que si l'on n'a rien à dire d'intéressant, autant se taire, donc ne s'exprime pas ou rarement sur des questions comme la politique à adopter face à l'Iran, l'existence de Dieu, la résolution du conflit israélo-palestinien, la réduction du chômage ou la séparation des classes P et NP.

Pourquoi ce blog :

L'auteur considère que certaines choses ne vont pas comme elles pourraient et devraient aller. En conséquence, il exprime ses opinions sur divers sujets, notamment la recherche scientifique (et plus particulièrement la recherche et l'enseignement supérieur publics français), le droit (et plus particulièrement le droit de la propriété intellectuelle), et l'accès à l'information et aux médias.

Il lui arrive également de parler de sujets « techniques », comme la sémantique des langages de programmation, mais comme il écrit également des articles scientifiques et parle dans des colloques et des conférences spécialisés sur ces sujets, il n'éprouve pas le besoin de faire des redites ici et renvoie le lecteur intéressé sur sa bibliographie. Il regrette de ne pas consacrer plus de temps à la rédaction de billets de vulgarisation.

Ce blog n'a aucune prétention d'exactitude ou de rigueur scientifique, bien que l'auteur fasse de son mieux, dans les limites du temps qu'il peut lui consacrer, pour ne pas rapporter des faits incorrects et ne pas proposer d'analyses douteuses. L'auteur ne peut pas se permettre, pour des billets écrits sur son temps libre et à titre personnel, de se livrer aux recherches, démonstrations et relectures dont il a l'habitude dans le cadre de son travail de recherche.

Le titre « La vie est mal configurée » fait allusion à la réflexion d'un condisciple de l'auteur, qui, devant un dysfonctionnement informatique, s'exclamait « c'est juste que tu es mal configuré », assimilant par une surprenante métonymie l'auteur et son compte informatique, sans doute effectivement mal configuré. L'auteur estime cependant que c'est en réalité la vie contemporaine en général qui est mal configurée, et il s'attelle donc à améliorer cette configuration.