Dans les réunions professionnelles auxquelles j'assiste, j'entends parfois dire du mal de l'informatique embarquée dans les automobiles (faiblesse des normes de sécurité, systèmes distribués avec recours massif aux sous-traitants, absence de redondances...) ; celle-ci ne se compare pas à ce que l'on fait en aviation civile, par exemple.

Le Washington Post mentionne que les autorités américaines ne se satisfont pas des explications de Toyota blâmant certains incidents sur des pédales d'accélérateur « collantes » (je suppose qu'elles se coinçaient en position d'accélération) et des tapis de sol inadaptés. Leur attention se porte sur la chaîne de commande électronique (informatisée) de l'accélération.

Quant aux autorités australiennes qui enquêtent sur les graves incidents du Vol Qantas 72 (l'avion avait fait de lui-même une manœuvre d'urgence avec descente rapide, blessant notamment les passagers debout ou assis sans leur ceinture), elles se penchent sur un éventuel dysfonctionnement du système de commande de vol électrique primaire (FCPC). Airbus va d'ailleurs fournir une mise à jour de ce logiciel suite à cet incident.