Un petit exemple de comment l'État peut d'une main encourager à faire ce qu'il interdit de l'autre main.

Dorénavant, tout stage étudiant en laboratoire de recherche doit donner lieu à gratification (419 €/mois si je ne m'abuse). Il faut donc un budget pour payer celle-ci.

Or, nos services financiers ne sont pas sûrs que l'on peut imputer ces gratifications sur des dépenses de personnel justifiables dans le cadre de contrats de recherche. En effet, un étudiant en stage, c'est bien connu, ne travaille pas, il se forme.

On fait comment ? On prend sur la dotation de base ? En cette période de contractualisation extrême, la dotation ne permet pas de payer grand chose.

Le grand problème de la recherche publique française, ce n'est pas le manque d'argent. Ce sont les règles bureaucratiques, et le pouvoir discrétionnaire d'une partie de la bureaucratie. L'énergie dépensée à se battre contre les agents comptables qui payent en retard les fournisseurs et les missionnaires serait mieux utilisée à faire de la recherche.