Je viens de lire le second rapport d'étape du BEA sur l'accident du vol AF 447, avion immatriculé F-GZCP.

La page 74 est glaçante, sans mauvais jeux de mots :

L’examen des événements répertoriés d’UAS en croisière a montré que la plupart se situaient en dehors de l’enveloppe décrite dans l’Appendice C. En effet, les critères de certification ne sont pas représentatifs des conditions réellement rencontrées à haute altitude, par exemple en matière de températures. De plus, il apparaît que certains points, la taille des cristaux de glace au sein des masses nuageuses par exemple, sont mal connus et qu’il est difficile de ce fait d’évaluer les conséquences qu’ils peuvent avoir sur certains équipements, notamment les sondes Pitot. Dans ce contexte, les tests destinés à la validation de ces équipements ne paraissent pas adaptés aux vols à haute altitude.

Autrement dit, les normes ne sont pas assez sévères pour assurer la sûreté de vol des avions à haute altitude dans des masses nuageuses.

Plus polémique, le blog de Henri Marnet Cornus.

(SInon, personne ne semble évoquer la possibilité d'un bug ou d'un plantage informatique. Un point positif, Airbus est très à cheval sur son avionique critique.)