A priori, je ne pourrais que me réjouir de la popularité de ce terme chez les responsables politiques. En effet, le logiciel a été longtemps ignoré de la classe politique française, qui ne voyaient de l'informatique que ce qui est visible : la marque sur le gros boîtier. C'est cela qui, sans doute, les a si longtemps fait soutenir l'informatique « française » : micro-ordinateurs Thomson à microprocesseur Motorola (USA) et BASIC Microsoft (USA), micro-ordinateurs Goupil et Bull à microprocesseur Intel (USA), etc.

Mais, depuis, Microsoft est devenu grand, Bill Gates a été reçu à l'Élysée, et il semblerait presque que le concept de programme informatique ait été compris. (J'emploie le conditionnel, car, après les naïvetés que j'ai pu entendre lors du débat DADVSI, j'ai encore des doutes...) En tout cas, compris ou non, le logiciel est à la mode !

J'ai cependant des doutes quant à l'usage du mot logiciel dans le cas du Parti Socialiste. Pour moi, un logiciel, un programme informatique, définit assez précisément le comportement d'un système, par des règles avec une définition assez formelle. Le système a alors un comportement assez fixé et contraint.

J'avoue ne pas trop voir le rapport avec les partis politiques, et notamment avec le Parti Socialiste, qui va à vau-l'eau, ce qui est tout le contraire de ce que l'on attend d'un logiciel. Je dirais même que ce qui leur manque, pour reprendre la métaphore maritime, est un pilote.