Dans un article médiocre, mais qui me cite, je lis cette perle : On ne compte plus les mémoires ajournés, voire les thèses retoquées, pour cause de « wikiphagie ».

Tout étudiant qui base son travail de recherche sur une encyclopédie, quelle qu'elle soit, mérite de se faire recaler. Bien sûr, il est possible de se servir d'une encyclopédie pour obtenir une vision d'ensemble d'un sujet, une liste de références bibliographiques, des mots-clés ; mais le travail ne saurait s'arrêter là, et l'étudiant doit aller voir dans des ouvrages plus spécialisés. Une encyclopédie n'est directement utilisable pour un tel travail que pour des points très annexes (par exemple, le bavardage que l'on trouve souvent pour motiver l'intérêt d'un travail de recherche par rapport à des impératifs sociétaux).

Le travail bâclé existe sans doute depuis que l'enseignement existe... (Je corrigeais encore cette semaine des projets rendus en retard et incorrects.) Il n'est pas surprenant que certains étudiants, pressés par le temps, se jettent sur la première source venue et la plagient. Quand j'étais au lycée, certains, au sujet d'ouvrages à lire, recopiaient la critique trouvée en préface (en prenant une édition différente de celle suggérée par le professeur, s'ils étaient un minimum intelligents). Les enseignants savent cependant bien que lorsqu'un lycéen moyen se met à utiliser des mots compliqués, c'est que ceux-ci ne sont pas de lui...