La vie est mal configurée

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Wikipédia

Au sujet de Wikipédia.

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dimanche, avril 7 2013

C'est bien fait pour vous !

J'allais rédiger un long billet inspiré par certaines réactions lues ici ou là suite à l'affaire de la suppression d'un article de Wikipédia à la demande de la DCRI ; finalement, je préfère être bref.

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vendredi, avril 5 2013

Barbara Streisand vivrait à Levallois-Perret

Voir le bulletin des administrateurs de la Wikipédia en français ici et .

La suite ici. Je me demande quand ça va sortir dans la presse internationale.

PS : Réaction de l'association Wikimédia France.

mardi, janvier 8 2013

Un joli hoax sur Wikipédia

Wikipédia vient d'effacer un article vieux de cinq ans portant sur un évènement historique inexistant.

Il s'agissait d'un canular élaboré pour avoir l'apparence de vraisemblance : évènements plausibles (au moins selon ma lecture superficielle de non-historien), sujet assez confidentiel (le détail de l'histoire des possessions portugaises en Inde au 17e siècle), sources apparemment sérieuses (pas de citation de blogs, d'ouvrages clairement grand public; mention d'ouvrages chez de grands éditeurs universitaires).

Il a apparemment été détecté parce que certaines des sources indiquées... n'existaient pas, notamment un ouvrage soi-disant publié chez Oxford University Press en 1996 (qui aurait donc dû être mentionné chez l'éditeur et/ou WorldCat).

Il me paraît probable que pareil canular aurait pu perdurer si l'auteur avait pris soin de citer des sources existant réellement, pour leur faire dire ce qu'elles ne disent pas, et/ou des sources obscures (p.ex. thèse de doctorat d'une époque ou d'un pays où l'on ne les rentrait pas dans des bases de données facilement consultables).

Du point de vue de la citation des sources, la presse ne paraît pas montrer l'exemple ; témoin cet article où l'on évoque « une autre étude menée par l’Université d’Oxford », ce qui peut certes impressionner le profane (la prestigieuse université d'Oxford !) mais n'aide pas à consulter celle-ci (pas de nom d'auteur, de titre ou de lien, alors que cela ne coûte rien sur un site Web), sans parler du manque de courtoisie qu'il y a à ne pas identifier les auteurs des travaux que l'on évoque.

(Il semble que l'étude d'Oxford soit celle-ci.)

mercredi, décembre 12 2012

Philippe Meyer voit trop d'anonymes, moi je vois trop d'inconnus

Le chroniqueur Philippe Meyer, dans sa rubrique sur France Inter, a évoqué les erreurs relevées sur Wikipédia et notamment le cas des biographies de personnes vivantes, dont il déplore qu'elles soient rédigées par des anonymes, ce qui autorise tant les règlements de comptes que les panégyriques éhontés. Il propose de réformer le système en supprimant l'anonymat et en introduisant des responsables éditoriaux.

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mercredi, novembre 7 2012

L'obsession de la salissure

Loys Bonod (j'ignore s'il s'agit de son vrai nom ou d'un pseudonyme), qui se présente il me semble comme un enseignant de lettres en lycée, et qui s'était rendu célèbre par un canular sur Wikipédia, s'exprime à nouveau au sujet de ce site.

Son billet est long et mériterait une réponse fouillée, que je ne suis pas en état de faire. Je voudrais simplement relever ce paragraphe :

Par ailleurs Wikipédia est une bien curieuse « encyclopédie », à mi-chemin entre revue scientifique et tabloïd people, qui mêle les savoirs académiques d’une part, recensant ainsi les étoiles de la constellation d’Orion par magnitude apparente décroissante ou les œuvres de Cicéron, et les savoirs populaires d’autre part, avec la liste exhaustive de tous les Pokémons, ou le détail aussi bien de la fabrication du skuff que de la vie privée de la chanteuse Rihanna. Dans cette encyclopédie le chanteur Corneille côtoie Corneille le dramaturge. Rome est une capitale antique, une série télévisée et un jeu vidéo. Clio, une Muse autant qu’une voiture, et Mars, un dieu romain autant qu’une barre chocolatée. Pas d’article consacré à la « Ballade des pendus » de François Villon au XIVe siècle sans la référence incongrue au « Bal des Laze » de Michel Polnareff.

ainsi que cette suggestion :

Séparer les connaissances académiques des connaissances populaires, avec par exemples deux portails distincts (et pourquoi pas des liens entre eux).

Ma question est simple : « Pourquoi faire ? ». Quel est le problème concret qui serait réglé par ce changement ?

Il me semble que Loys Bonod ne cite aucun exemple concret de difficulté posé par le voisinage, dans la même base de données, des Pokémons et de Cicéron. Rappelons que, sur Wikipédia et contrairement à Universalis version papier, il n'y a pas de contrainte globale de pagination et que la place occupée par un sujet ne l'est pas au détriment des autres. J'ose espérer que personne, croyant s'informer sur la muse Clio, ne prend l'information sur la voiture (ou, si les élèves de Loys Bonod font ainsi, le problème est probablement plus de leur côté que de celui de Wikipédia (**) ).

Je soupçonne donc que la proposition de Loys Bonod n'est pas motivée par la résolution d'une difficulté pratique, mais par la volonté de faire respecter un certain ordre, une certaine hiérarchie des choses et surtout une nécessité de ségrégation. Il y a le savant et le populaire, le sérieux et le frivole, les serviettes et les torchons, et les seconds salissent les premiers de part leur simple proximité. Le simple fait que la même interface présente semblablement un article sur Platon et un article sur Rihanna dévalue, galvaude, le premier et donne trop d'importance à la seconde. On est purement dans le symbolique, dans une posture de défense de la Civilisation face au tourbillon du monde.

C'est troublant. On pourrait comprendre une défense de la réflexion, des textes bien organisés, de l'argumentation ; on comprend moins une défense du savoir académique contre la salissure, qui me semble relever de ce que l'on caricature parfois comme la « tour d'ivoire » du monde universitaire (d'autant plus curieux que Loys Bonod n'est pas universitaire). (*) Pour tout dire, j'ai peur (mais je ne prétends pas lire dans les pensées d'autrui) que cela relève d'un mouvement d'humeur du même genre que celui de ma professeure de collège qui, évoquant Ulysse, avait entendu un élève mentionner le dessin animé « Ulysse 31 » (mouvement d'humeur bien compréhensible, mais qui ne constitue pas une réflexion).

Terminons par une anecdote. Au lycée, en cours de latin, deux camarades (dont l'un est actuellement professeur de sciences politiques dans une université de la péninsule arabique, le monde est petit) faisaient un exposé sur Spartacus, visiblement en recopiant une encyclopédie. À la fin de leur exposé, ils ont commencé d'embrayer sur le spartakisme, s'arrêtant tout de même en se disant que cela devenait hors sujet.

Je suppose que Loys Bonod trouverait que tant Spartacus que le Spartacisme relèvent du « savoir académique » et que, par exemple, le club de football Spartak de Moscou relève des connaissances populaires. Cependant, la récupération de la figure de Spartacus par les soviétiques relève certainement de l'histoire contemporaine ! La frontière n'est pas si facile à délimiter.

(*) Cela m'évoque également, toutes proportions gardées, le bibliothécaire du Nom de la Rose.

(**) Je lis ici « Vous n'avez jamais eu d'élève qui recopie une page sur la princesse Diana quand vous avez demandé une recherche sur la déesse Diane : je n'invente rien. » Je serais enclin à dire que le problème est alors chez l'élève plutôt que chez Wikipédia ou le Web : peut-il n'en avait-il vraiment rien à faire, peut-être est-il très stupide ou très inculte, ou une combinaison des trois ?

mercredi, septembre 26 2012

Wikipédia chez les grands scientifiques mondains

Wikipédia se confirme comme aide-mémoire et source de schémas et définitions prêtes à copier-coller chez les scientifiques de premier plan (lesquels ne sont pas des perdreaux de l'année et donc ne recopient pas aveuglément).

Quelques exemples glanés récemment :

Cédric Villani, dans son récit autobiographique Théorème vivant, où il raconte la génèse des résultats mathématiques qui lui ont valu la médaille Fields, indique que lorsqu'il a voulu rechercher la formule de Faà di Bruno, qu'il avait apprise quinze ans plus tôt et dont il ne se rappelait plus, il l'a cherchée dans Google et Wikipédia.

Aujourd'hui exposé de Joseph Sifakis, prix Turing. Son schéma du « cycle en V » provenait également de Wikipédia.

cf aussi Knuth

samedi, septembre 15 2012

Philip Roth et Wikipédia

Je n'ai pas commenté l'affaire Philip Roth vs Wikipédia. Il y aurait dessus beaucoup à dire, mais la plupart de ces choses. Quominus les a déjà dites et mieux que moi.

J'aurais cependant une remarque à faire, à savoir que la presse place Wikipédia devant ce que les américains appellent un double-bind (on perd quoi que l'on joue).

Une critique récurrente depuis des années est que Wikipédia permettrait aux services de communication des sociétés d'écrire les articles sur celles-ci. Ceci s'étend bien sûr aux agents et attachés de presse des acteurs, écrivains, artistes divers, voire aux intéressés eux-mêmes. Une encyclopédie qui se respecte devrait ne jamais prendre comme argent comptant les affirmations des sujets des articles. Qu'importe que, sur certains sujets au moins, une bonne partie des articles de presse sont des paraphrases, voire des copier-coller, de dossiers de presse : dans le cas de Wikipédia, toute faiblesse est bien entendu structurelle, tandis qu'un manquement des médias professionnels est forcément une erreur ponctuelle, une exception.

Nous avons maintenant la critique opposée : un individu est forcément la meilleure personne pour commenter sa propre vie et sa propre œuvre, et Wikipédia devrait donc immédiatement changer ses articles sur simple demande des intéressés (qu'importe qu'en l'espèce la demande venait non pas de M. Roth, mais d'une personne qui se prétendait son biographe officiel, sans qu'il y ait moyen de corroborer cette affirmation). Point de vue fort discutable. Une même personne peut varier et fournir, au cours des années, plusieurs explications différentes de ses motivations, plusieurs récits de ses actes, et ce même sans volonté maligne. Quand en plus la mauvaise foi s'en mêle, tout est possible : un politicien peut vouloir faire oublier qu'il a défendu telle cause devenue impopulaire, un artiste peut s'attribuer la paternité d'une œuvre et faire oublier un collaborateur, etc. Même la question de l'inspiration d'une chanson peut fournir matière à controverse : les Beatles ont ainsi longtemps nié que la chanson Lucy in the Sky with Diamonds, aux paroles psychédéliques, ait été inspirée par l'absorption de LSD...

Surtout, toute cette agitation me semble dénoter un remarquable manque de perspective. Wikipédia rapportait au sujet d'un roman les interprétations de critiques reconnus, mais que l'auteur du roman a ensuite démenties : quel scandale ! quelle épouvantable erreur ! Il y a là certainement matière à ce que Jimmy Wales fasse amende honorable, la corde au cou, devant Philip Roth.

Rappelons quelques vérités. Nous allons sommes au milieu d'une crise économique et fiscale qui pourrait faire basculer notre société dans le chaos. Les extrémistes chrétiens et musulmans font tout pour amorcer une guerre mondiale. Les ressources de notre planète sont surexploitées, et nous devons nous poser de graves questions sur nos approvisionnements énergétiques. Sur chacun de ces sujets, nous sommes abreuvés d'informations d'une fiabilité douteuse : un film anti-islam aurait été produit par un promoteur juif américain avec l'aide d'israéliens, maintenant nous apprenons qu'il l'a été par un chrétien en liberté conditionnelle pour divers délits ; une piscine de la centrale de Fukushima-1 serait en danger de surchauffe, mais en fait non. J'ai donc un peu de mal à accorder de l'importance à ce qui aurait ou non inspiré un roman dont, je l'avoue, c'est la première fois que j'entendais parler.

PS Autre explication, très claire, de pourquoi des messages laissés sur une page Web par une personne qui prétend être le biographe autorisé de Philip Roth ne sauraient être tenus comme source valable pour Wikipédia.

samedi, juillet 21 2012

From the horses' mouth

Lu sur une mailing-list professionnelle, de la part de Vladimir Voevodsky, célèbre mathématicien titulaire de la médaille Fields :

Many thanks to everybody who provided suggestions on my, not so well formulated, question. It appears to me now after more thinking and some Wikipedia searches :-), that the system which I had in mind is equivalent to Primitive Recursive Arithmetic and, as I have been told, the provability of sentences in this system is undecidable.

(Contexte : Il s'agit de la liste Coq-club, traitant de l'assistant de preuve en théorie des types d'ordre supérieur « Coq ». Voedvosky se demandait si un certain fragment de l'arithmétique était décidable, et d'autres membres de la liste lui ont indiqué des résultats classiques de calculabilité et de complexité. Il est parfaitement compréhensible qu'il ne les ai pas connus, ce genre de résultats ne figurant pas en général dans les formations des mathématiciens non logiciens.)

Le point amusant est que Voedvosky, quand on lui parle de résultats et de concepts qu'il ne connaît pas, va sur Wikipédia et en tire des choses utiles.

Ceci est à mettre en perspective avec les articles et billets divers expliquant doctement que Wikipédia est utile pour des informations rudimentaires sur des sujets très simples, à la limite au niveau collège.

mercredi, juillet 18 2012

The rumors of my demise are exaggerated

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samedi, mai 12 2012

Jérôme Bosch est-il un primitif flamand ?

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mercredi, mars 21 2012

Accords cachés

Il y a quelques semaines, j'entendais une avocate prétendre qu'il y aurait des accords secrets entre Google et Wikipédia pour que cette dernière soit si bien classée. Rapportait-elle des ragots de énième main, ou y a-t-il eu des révélations ?

lundi, mars 19 2012

La transformation de l'Encyclopædia Britannica

La fameuse encyclopédie américaine Encyclopædia Britannica a annoncé qu'elle ne publierait plus de version papier, ayant des difficultés à écouler sa dernière édition, datant de 2010. Immédiatement, certains médias ont expliqué que c'était Wikipédia qui avait tué la vénérable Britannica. Sommé d'expliquer comment son entreprise comptait faire concurrence à Wikipédia, le président de Britannica explique, avec une certaine condescendance, qu'il ne pourra évidemment pas avoir un article sur chaque « personnage de dessin animé, chaque célébrité, chaque sportif », reprenant un discours assez courant selon laquelle la supériorité d'audience de Wikipédia consisterait en sa couverture de sujets populaires et, du moins cela est me semble-t-il sous-entendu, futiles. De plus, au contraire de Wikipédia, les articles de Britannica sont censément écrits par des experts, des autorités. Commentons.

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vendredi, février 24 2012

Glace chaude

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lundi, février 6 2012

Avis de coquilles

En faisant un peu de biblio, je suis tombé sur une erreur dans la Stanford encyclopedia of philosophy, et une coquille dans un ouvrage sur le théorème de Gödel.

La coquille est assez anecdotique : l'auteur veut expliquer que l'on peut remplacer ∃ξ par ¬∀ξ¬, mais a tapé ¬∃ξ¬ par erreur. Ce n'est guère important : si vous avez lu et compris l'ouvrage jusque là, c'est que vous savez pertinemment ce qu'il voulait dire. J'ai tout de même voulu la signaler à l'auteur, qui prépare la prochaine édition de son ouvrage.

  • Je ne trouve pas son adresse email, notamment parce qu'il est maintenant en retraite et n'a probablement plus son email professionnel.
  • Il a un blog, où il dit de signaler les coquilles sur un email indiqué sur une page inexistante.
  • Son blog refuse mon commentaire en prétextant qu'il est en double.

L'erreur dans la Stanford encyclopedia of Philosophy est un peu plus ennuyeuse. L'auteur, un philosophe, a voulu illustrer son propos par la mention de problèmes NP-complets. Or, le problème qu'il présente sous le nom de problème du voyageur de commerce est en fait le problème du chemin hamiltonien. Ce n'est pas très grave : les deux sont NP-complets et le second est un cas particulier du premier.

(Toutefois, si pareille confusion avait été trouvée sur Wikipédia, par exemple dans un article d'histoire, je ne doute pas que certains en auraient fait toute une affaire.)

J'ai voulu contacter l'auteur de l'article. J'ai fini par trouver une adresse email, dont je ne sais pas si elle est encore d'actualité ; l'auteur ne m'a toujours pas répondu.

La morale de ces histoires ?

  • Les ouvrages de référence peuvent contenir des erreurs (mais ça, on le savait déjà).
  • Même dans des disciplines et des publications « modernes », dont les auteurs utilisent Internet, il est éventuellement difficile de les prévenir d'éventuelles coquilles ou erreurs.
  • On peut donc s'inquiéter de la correction des erreurs dans les publications de disciplines moins tournées vers les moyens de communication moderne. J'ai déjà eu les pires difficultés à trouver les coordonnées où joindre des collègues de sciences humaines (ni page Web, ni email indiqué, ni annuaire...), je n'ai aucune idée de comment joindre un auteur étranger.
  • Quant à joindre les éditeurs... je connais plusieurs exemples d'ouvrages dont les éditeurs, de grosses maisons à pignon sur rue, n'ont visiblement pas pris la peine de faire relire pour les fautes de français (ou d'anglais) ; a fortiori, ils n'ont fort probablement pas fait de relecture scientifique...

vendredi, janvier 20 2012

Recherche bibliographique, Gallica et Knuth

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lundi, janvier 16 2012

Fermeture de Wikipédia en anglais

Jimmy Wales confirme que la Wikipédia en anglais va appliquer mercredi un « black-out » de 24 h pour protester contre le projet de loi SOPA/PIPA et (ai-je bien compris) Protect-IP.

Il affecterait tout les utilisateurs et non seulement les étatsuniens.

PS : L'action fait des vagues en France. Pascal Rogard, directeur général de la SACD (en gros, une société qui perçoit des droits au nom des auteurs de films et de théâtre et les redistribue à ceux-ci, après déduction de frais généraux servant, par exemple, à salarier M. Rogard), écrit sur Twitter à propos d'un article de PCImpact. :

« Je préfère les auteurs artistes producteurs techniciens qui défendent l'Amerique créative aux géants de l'Internet qui les pillent. »

« Un abus de pouvoir de marché . Ceux prétendent mettre en cause une censure sont eux mêmes des censeurs.  »

L'article de PCImpact titre sur l'action de la Wikipédia anglophone, qui a fermé ses portes (tout en expliquant comment contourner la fermeture). J'aimerais que M. Rogard nous explique en quoi Wikipédia, hébergée par une petite structure à but non lucratif, est un « géant de l'Internet » qui pille les créateurs, et en quoi cette action est une « censure ».

samedi, décembre 10 2011

Quelques témoignages en faveur de Wikipédia

Quelques citations récemment lues ou vues :

  • "In my field, Wikipédia is more reliable than the textbooks." Sir Harold Kroto, prix Nobel de chimie 1996, lors d'une conférence le 26 octobre dernier à la Mississippi State University
  • Brian P. Schmidt, astrophysicien, prix Nobel de physique 2011 (son compte utilisateur Wikipédia), a déclaré au sujet de Wikipédia qu'il l'utilisait dans sa recherche et dont son enseignement et que Wikipédia était une des grandes nouveautés de ces dix dernières années (voir vidéo).
  • Thomas J. Sargent, récipiendaire en 2011 du prix d'économie en l'honneur d'Alfred Nobel (voir vidéo)

Je lis parfois ici ou là, j'entends parfois ici ou là que Wikipédia serait unanimement bannie de la communauté universitaire et savante. Il serait intéressant de comprendre les raisons de cette apparente contradiction.

mardi, décembre 6 2011

Brice Couturier, Blandine Kriegel, et Wikipédia

M. Brice Couturier écrit aujourd'hui, à propos de la philosophe Blandine Kriegel :

Et c’est peut-être ce qui vous vaut l’incompréhension et la haine des rédacteurs de Wikipedia. Vous avez lu les horreurs qu’on y lit de vous ? On y reviendra peut-être, même si l’Encyclopédie en ligne ne le mérite guère…

Lisons la biographie Wikipédia en français de ma distinguée camarade Blandine Kriegel. Je n'y lis aucune « horreur » évidente. Quelqu'un pourrait-il m'éclairer ?

J'aurais bien demandé à ma distinguée camarade, mais, pour des raisons que je n'explique pas, elle ne figure pas dans l'annuaire des anciens élèves des écoles normales supérieures de Lyon, Saint-Cloud et Fontenay-aux-Roses.

Mise à jour : M. Couturier explique « qu'une partie des articles mis en ligne par ce biais sont tendancieux et qu'ils sont l'oeuvre d'idéologues plus soucieux de l'écart de chacun par rapport à une "norme politique" ... Du côté du militantisme de gauche : l'article consacré à André Glucksmann : c'est une espèce de réquisitoire digne d'un procès stalinien. "Un "révolté" de mai 68, "converti à l'atlantisme" et qui a évolué, en donnant sa voix à Nicolas Sarkozy vers le "néo-conservatisme"... "Les carrières et trahions des repentis", etc. ».

Autrement dit, les carrières de plusieurs philosophes ou « intellectuels » contemporains sont décrites uniquement au travers du prisme de leur évolution politique de la gauche vers la droite. M. Couturier ne nie pas les faits, il trouve simplement que ces biographies mettent trop l'accident sur ces évolutions politiques et pas assez sur leur pensée.

La vérité est donc, probablement, que la politique intéresse plus ceux qui écrivent sur Wikipédia que la philosophie développée par les personnes citées. Ceci reflète d'ailleurs les préoccupations de la société, et la façon dont ces personnes mènent carrière : qui connaît pour sa philosophie mon éminent collègue et camarade Alain Finkielkraut, en comparaison de ceux qui le connaissent pour ses déclarations sur la société française, l'immigration, l'éducation ou autre sujet de l'actualité politique ?

jeudi, novembre 3 2011

Endive (ou : Wikipédia ne s'est pas pris de cocktail Molotov)

Le récent attentat contre les locaux de l'hebdomadaire Charlie Hebdo me rappelle l'anecdote suivante, remontant à plusieurs années déjà.

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mercredi, octobre 26 2011

Roger-Pol Droit, Wikileaks et Wikipédia

Roger-Pol Droit écrit :

Dangereuse transparence « L'époque veut tout savoir, tout le temps, sur tous les sujets. De WikiLeaks en Wikipédia, de blogs en tweets, rien ne doit échapper. Ni les comptes rendus des diplomates ni les comptes des entreprises. »

Wikipédia, contrairement à Wikileaks, ne publie pas d'informations originales, ne se livre pas au journalisme d'investigation ; elle se contente de reprendre des informations publiées ailleurs, en mentionnant des sources. Je ne vois donc pas très bien comment elle s'est retrouvée dans cette liste.

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