La vie est mal configurée

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dimanche, septembre 28 2014

Comment on dégoûte les gens des maths

C'est un cliché : quand on dit qu'on est mathématicien, les gens vous disent qu'eux, à l'école, n'ont pas aimé les maths (vous me direz que je ne suis pas mathématicien à proprement parler, mais j'ai parfois le choix entre passer pour un réparateur de PC ou un prof de maths, alors…). Certes, d'autres disciplines « obligatoires » provoquent également agacement voire traumatismes, mais il me semble qu'aucune ne provoque un rejet comme celui des mathématiques.

Quand on évoque les choix d'enseignements et les difficultés des étudiants, disons entre normaliens agrégés de maths qui exercent dans le supérieur, on se retrouve à se poser des questions comme « faut-il enseigner l'intégrale de Riemann ou celle de Lebesgue », « est-ce que ça a du sens de parler de fonction dérivable avant de parler de fonction continue », etc. Alors que le fond de la question n'est pas là : il est dans l'enseignement primaire et secondaire.

Le mieux n'était-il pas de demander aux gens ?

Je demande donc à mes lecteurs, s'ils ont été dégoûtés des mathématiques, de nous expliquer pourquoi.

Nous tenterons ensuite une synthèse.

Quelques réactions récoltées sur Twitter (que j'ai dû éditer — il s'agissait de réactions très « orales » dans des discussions) :

Ma collègue Claire Placial, maîtresse de conférences en littérature comparée à l’université de Lorraine, ancienne élève de l'École normale supérieure (en lettres, évidemment) (j'ai édité pour plus de lisibilité) :

« Je ne comprenais rien. J'étais comme les gosses qui ne comprennent rien en grammaire, même si on leur explique N fois. Plus précisément, c'est à partir du lycée que j'ai décroché : avant, je m'en fichais un peu, pas de haine spéciale pour les maths, j'étais forte en calcul. Je crois que c'est au moment où ça a commencé à modéliser avec les fonctions et les vecteurs que je suis tombée dans le « trou noir » : trop de raisonnement abstrait ! Le problème n'est cependant pas l'abstraction en soi : je n'ai aucune difficulté avec l'abstraction linguistique. Je ne comprenais pas le passage du théorème à l'exercice, j'avais des difficultés en seconde.

J'ai essayé de faire le cours de maths pour littéraires à Ulm et, de nouveau, les mêmes difficultés : l'explication du théorème est limpide, mais la démonstration va dix fois trop vite. Toute la partie logique des théorèmes de ce cours, mais au moment où il fallait écrire avec des signes mathématiques, je n'arrivais pas à faire le lien. C'est la même difficulté que, plus jeune, j'éprouvais avec les vecteurs et les fonctions.

Je crois que j'aurais préféré des cours de maths où l'on aurait stimulé l'aspect intellectuel de la chose, plus que la mécanique. Pour moi (qui ai arrêté les maths en fin de seconde), les maths c'étaient les exercicesvoilà, les exercices, on a une bonne note quand on a bien fait les exercices ! Je crois que j'aurais bien aimé qu'on me dise à quoi servent les exercices, pas dans le sens métier/pratique, mais… ... pourquoi c'est important, pour l'apprentissage du machin, de faire l'opération en question. D'ailleurs comme prof j'essaye toujours de dire pourquoi je fais le cours que je fais (apprends de ton trauma !) Même chose en français. D'où l'importance de mettre de la réflexivité dans la formation des profs… »

Mon amie Adrienne Charmet :

« Vaste question ! Je n'aimais pas les démonstrations où l'important était le chemin et pas le résultat, je crois. Je me souviens que je me sentais enfermée dans les normes — loin de la liberté d'écriture que j'avais en littérature ou histoire. J'étais jeune et rebelle, il faut croire ! »

jeudi, août 7 2014

Université de tricotage

En France, nous sommes habitués à des établissements d'enseignement supérieur mixtes (même les écoles militaires le sont depuis un certain temps déjà). C'est donc avec une certaine surprise que j'ai constaté à Séoul la présence d'universités féminines. (Enfin, je ne suis qu'à moitié surpris, vu ce que je savais de la société coréenne.)

Mieux, le campus de l'Université Hanyang comprend aussi les bâtiments de l'Université féminine Hanyang, comme s'il s'agissait d'un « département » de l'université comme les autres. Faut-il comprendre que si l'on est une femme, on ne peut rentrer à l'Université Hanyang « normale », ou celle-ci est-elle mixte mais pas l'autre ? Il faut dire que les programmes proposés à l'Université féminine, à l'exception d'un peu d'informatique, sont dans des rôles féminins traditionnels : tricotage, interprétariat, tourisme, arts plastiques, éducation des enfants, décoration…

Ceci permet sans doute d'éclairer certaines questions de collègues coréens : ainsi, à un chercheur mentionnant qu'il a un enfant, « est-ce que votre femme travaille ? ». La réponse « oui, elle est professeur d'université » a dû un peu surprendre. De même, une collègue coréenne, travaillant dans l'industrie après son doctorat, son mariage et son premier enfant, m'avait laissé entendre que c'était inhabituel et qu'heureusement que sa (belle-?)maman pouvait s'en occuper quand elle n'était pas là.

Je me rappelle d'une visite dans un laboratoire japonais entièrement masculin, sauf l'inévitable office lady, qui non seulement assure le secrétariat, mais fait la vaisselle (lorsque j'ai voulu laver ma tasse à thé, on m'a repris en m'expliquant « c'est le travail de l'office lady »).

Afin que mon article ne paraisse pas une critique des sociétés extrême-orientales, je voudrais mentionner que la Chine me semble avoir bien plus féminisé son personnel scientifique et technique (du moins hors instances dirigeantes). Par ailleurs, mon plus bel exemple de laboratoire masculin, je l'ai vu à Imperial College à Londres : je donnais un séminaire devant une salle bondée dans un département d'electrical engineering, où quelques femmes étaient présentes, mais venant il me semble du département de computer science voisin ! De fait, il ne semblait pas y avoir une seule femme parmi les doctorants, et il y avait même une blague salace sur un tableau (que j'ai heureusement oubliée). C'était caricatural.

lundi, juillet 28 2014

Quelques remarques sur le supposé endoctrinement scolaire

D'après certains militants de gauche, les épreuves du baccalauréat 2014 seraient une entreprise de propagande néo-libérale au motif qu'il était demandé de détailler certains inconvénients du protectionnisme. Précédemment, divers commentateurs de droite avaient accusé l'enseignement de l'économie et des sciences sociales au lycée d'être une propagande anti-entreprise, insistant trop sur les problèmes sociaux et pas assez sur la compétitivité économique ; on mesure évidemment comment ces deux visions sont inconciliables. Enfin, certains s'émeuvent d'un possible endoctrinement des élèves par une « théorie du gender ». Que n'a-t-on pas également raconté sur la suppression de l'histoire-géographie dans certaines sections de terminale, avec, pensait-on, le risque que de futurs ingénieurs ignorent l'histoire de la Seconde Guerre mondiale !

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dimanche, juillet 27 2014

Quelques remarques de vocabulaire sur l'enseignement du « code »

On débat en France de l'opportunité ou du l'inopportunité d'enseigner le « code », voire le « codage informatique » à l'école. Des parlementaires ont même déposé une proposition de loi en ce sens.

J'ai pour ma part enseigné pendant 15 ans la programmation informatique. Dans aucun des intitulés ou des descriptifs des enseignements auxquels j'ai participé, on ne parlait de « code » ou de « codage ». Le mot « code » est réservé aux « codes correcteurs d'erreur »... mais il s'agit là plutôt d'algèbre et d'algorithmique que de programmation.

Certes, familièrement, on dit parfois « coder » pour « programmer ». On peut cependant s'étonner de l'usage d'un terme familier dans le titre et le texte d'une loi ; à quand une « proposition de loi sur la protection des poulets » pour évoquer la question de l'usage du flash-ball ?

Non seulement le terme « coder » est familier, mais il peut être péjoratif. Le « codage », c'est en quelque sorte l'étape finale, quand on a bien réfléchi au problème et qu'il n'y a plus qu'à rédiger fastidieusement le programme qui met en œuvre la solution. On parle de « pisser du code » quand le programme à rédiger est long et sans grand intérêt ; on parle de code monkeys (« singes du code ») pour désigner les employés à qui on demande de « pisser du code » sans avoir à montrer grande intelligence ou capacité de conception.

Bref, le mot « code », derrière son sens familier, renvoie à une réalité de simples exécutants subordonnés. Cela ne semble guère ambitieux et semble aller à l'encontre de l'objectif affiché :

« À l’ère du numérique, si nous voulons que nos jeunes passent de simples usagers de l’Internet, à acteur de la société et de l’économie numérique, la compréhension de l’informatique est la clé d’accès au monde numérique et aux opportunités professionnelles qu’il ouvre. »

Expliquer, par exemple, le fonctionnement des moteurs de recherche (par exemple, le PageRank de Google), ce n'est pas un problème de « codage ».

(Accessoirement, on trouve en très grande quantité des « codeurs » bon marché en Inde, en Pologne, en Estonie, en République Tchèque...)

samedi, juillet 26 2014

Pourquoi enseigner la programmation ?

Pour des raisons personnelles et professionnelles, j'ai manqué la grande polémique sur l'opportunité d'enseigner « le code » à l'école ; mais après tout, y avait-il besoin de l'avis d'un enseignant d'informatique alors que tant de personnes qui n'ont jamais ni suivi ni fait de cours de programmation se sont exprimées sur le sujet ? J'aimerais toutefois évoquer ce qui, à mon avis, dans un enseignement de programmation, contribue à la formation générale de l'esprit (ce qui ne veut pas dire que je soutiens tout enseignement de programmation dispensé à tout niveau et de n'importe quelle manière).

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dimanche, juin 15 2014

Poste à moustaches

Voici le plus bel exemple de « poste à moustache » qui m'ait été donné de voir. Au moins ont ils eu la décence de ne pas faire semblant de publier un poste « ouvert » et de faire venir des candidats pour un concours dont le résultat était décidé d'avance.

(Merci à celui qui me l'a signalé.)

mercredi, avril 23 2014

Les limites de l'argument d'autorité des enseignants

Il m'est arrivé plusieurs fois d'être confronté à des chercheurs, universitaires, enseignants du secondaire, voire des étudiants lauréats ou non de concours de l'enseignement, qui invoquaient ces qualités pour obtenir raison sur tel ou tel sujet, souvent hors de leur domaine précis de compétence. Que penser de ces recours à l'argument d'autorité ?

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lundi, avril 14 2014

Le goût de l'entreprise

Je lis ici :

[François Fillon] préconise par ailleurs que « tous les élèves vivent un moment de stage long, de 3 semaines en entreprise en classe de 5ème. Les jeunes Allemands le font, nous pourrions aussi mettre en place cette formule », plaide-t-il. Son idée étant de développer le goût de l'entreprise, qui est une véritable obsession au sein de la droite française.

Pour autant que j'en sache, le stage d'observation d'une semaine en 3e est déjà un problème, parce que les entreprises ne savent pas très bien quoi faire des élèves et que leurs employés ont autre chose à faire que de s'occuper d'eux.

D'après ce site :

Le collégien peut effectuer des petites activités variées sous surveillance et correspondant aux travaux légers autorisés aux mineurs par le Code du travail. Cependant, il est strictement interdit que les mineurs travaillent sur des appareils, machines ou produits dangereux (outils tranchants, poulies, gros engins, produits nocifs, etc.).

Autrement dit, il y a déjà un bon nombre de secteurs d'activité où tout ce que l'on peut faire d'un tel stagiaire, c'est le mettre dans un coin en lui demandant de ne rien toucher de peur qu'il ne casse quelque chose ou (pire) qu'il ne se blesse. J'ignore d'ailleurs quelles sont les conditions légales d'encadrement et de responsabilités.

Quant à moi (vous me direz, je ne travaille pas dans une entreprise, mais mettons que je sois chez Microsoft Research, chez MathWorks ou chez Argosim), je ne vois pas ce que je pourrais donner à faire au stagiaire, à part si je tombais sur la perle rare qui soit un tant soit peu calme, responsable, et surtout amateur de programmation.

Que penser donc d'un stage de 3 semaines obligatoire en 5e ? On nous dit « les allemands le font », mais je me méfie de ces affirmations péremptoires sur ce qui se passe à l'étranger (quand j'ai la possibilité de vérifier, je m'aperçois parfois qu'il s'agit d'inventions ou du moins de grossières déformations).

Sinon :

« « Je propose que les trois quarts du temps scolaire en primaire soient consacrés à l'apprentissage des matières fondamentales. Ce terme englobe à mes yeux la maîtrise de la langue, les mathématiques et l'anglais. »

J'ignore ce que font exactement les enfants en primaire actuellement. De mon temps (et selon mes souvenirs), je faisais du français, des mathématiques simples, de l'écriture, de l'histoire et de la géographie, pas d'anglais, un vague soupçon d'informatique et un peu de musique et de dessin. D'ailleurs, à la lecture des horaires officiels, on constate que nous sommes déjà à 60% du temps scolaire CE2, CM1, CM2 occupés par le français, les mathématiques et (peu) l'anglais,

Je ne vois pas très bien ce que M. Fillon compte supprimer : peut-être l'histoire et la géographie ? Mais il a été premier ministre d'un président qui voulait que chaque enfant d'école primaire adopte la mémoire d'un petit déporté ! Ou la technologie ? Pour quelqu'un qui prétend développer l'esprit d'entreprise, c'est un peu incohérent.

Enfin, je relève qu'il parle de l'enseignement de « l'anglais » à l'école primaire, alors que c'est son parti qui a fait voter la loi Toubon et que ce sont des députés de son parti qui ont protesté le plus bruyamment contre la modeste tentative de la ministre Fioraso d'autoriser officiellement les enseignements en anglais à l'université.

Et pour finir, une perle :

« Je souhaiterais qu'on instaure une part de contrôle continue »

On a l'impression que M. Fillon s'adresse à un public qui croit sérieusement qu'à l'école primaire, on baguenaude (ou peut-être on enseigne à temps plein la « théorie du genre ») et que des enseignants trotskystes dégoûtent les enfants de l'entreprise. Il serait sans doute intéressant de faire une étude des fantasmes dans la droite française. Il est vrai que les militants détestent souvent les faits...

(Dans les commentaires du Monde, par exemple : « Des centaines de milliers de prof qui n ont jms vu un élève de leur vie, des écoles qui sont devenus des centres de rééducation pour la gauche, la manipulation éducative des jeunes,... Il faut que ça change ». Je me demande s'il n'y a pas une thèse à faire sur la corrélation entre troubles mentaux et propension à l'usage des points de suspension.)

jeudi, janvier 16 2014

La manif' pour tous, une curieuse conception de l'enseignement

La curieusement dénommée Manif pour tous propose, parmi ses affiches pour une manifestation le 2 février, un slogan « Pas touche à nos stéréotypes de genre », surmontant un garçon habillé en mousquetaire et une fille habillée en fée. Le message n'est pas très clair, mais il me semble qu'il s'agit de protester contre l'introduction ou le renforcement d'enseignements tendant à mettre en doute, chez les jeunes élèves, les préjugés attribuant tel trait de caractère, telle qualité, telle faiblesse, à l'un ou l'autre sexe. L'ensemble des caractéristiques socialement associées à un sexe constituant le genre, cette organisation appelle donc à protester contre l'enseignement de la « théorie du genre ».

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lundi, décembre 30 2013

L'attitude consumériste envers les études universitaires

On lit souvent, dans les forums d'enseignants ou dans les commentaires des journaux, la complainte suivante : de nos jours, les étudiants ont une attitude « consumériste », c'est-à-dire qu'ils visent la rentabilité en termes de diplôme obtenu par rapport à la quantité d'effort. Est plus ou moins explicite l'opposition entre cette attitude actuelle et celle qui aurait prévalu il y a quelques décennies (du temps de la jeunesse du commentateur), quand on apprenait pour le plaisir d'apprendre et la joie de la connaissance.

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vendredi, décembre 6 2013

Utilité légale des chartes informatiques

Pour chaque nouvel entrant dans notre laboratoire, nous faisons signer une charte des ressources informatiques ; les établissements d'enseignement font en général signer une charte similaire par leurs étudiants.

Une bonne partie de cette charte concerne le respect de lois, y compris de lois pénales (propriété intellectuelle, intrusion dans les systèmes informatiques, respect de la vie privée...).

Je me demande donc quelle est l'utilité légale de ces articles, sachant qu'en France, « nul n'est censé ignorer la loi ».

J'ai déjà entendu dire que cela permettrait de dégager la responsabilité de l'organisme, mais il me semble qu'en France, en droit pénal, « nul n'est responsable du fait d'autrui » et qu'un organisme n'est pas civilement responsable des activités de ses employés détachables du service (quant à celles non détachables du service, je ne vois pas en quoi une charte les rendrait magiquement détachables).

En d'autres termes, je me demande si la signature d'une charte change quoi que ce soit en cas de problème juridique.

(Cette question est distincte de celle de savoir si ce document a une vertu pédagogique pour l'employé ou l'étudiant, ou fétichiste pour l'administration.)

mardi, novembre 26 2013

Supposée retournée

Si je lis encore une fois « la fonction est supposée retournée un entier » je me prends un remontant pour oublier.

jeudi, novembre 14 2013

Un phishing papier assez osé

Une collègue m'informe de la tentative de « phishing » papier (!) suivante :

Elle a reçu un courrier adressé « au responsable de la formation XXX », sur papier à en-tête d'un organisme au nom sonnant officiel, accompagné d'un formulaire et d'une enveloppe T, lui demandant de retourner la liste des étudiants dans la dite formation avec leurs coordonnées, y compris téléphoniques.

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mardi, octobre 29 2013

Dialogue

- J'ai compris pourquoi on n'arrive pas à démontrer X.

- Ah ?

- Oui. C'est parce que c'est faux.

- C'est embarrassant.

- N'est-ce pas.

- On va manger ?

- Oui.

mardi, septembre 17 2013

Histoire des sciences

Je cherche une histoire du Entscheidungsproblem, du programme de Hilbert (*) et de l'émergence de la notion de calcul.

(*) Si vous me dites « manger des croquettes et ronronner », sortez.

samedi, septembre 14 2013

Operation: confusion

Vendredi 13 septembre 2013. Un homme seul arpente la banlieue sud.

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mardi, août 27 2013

Plus c'est gros, plus ça passe

Mon camarade Jean-Paul Brighelli déplore dans Le Point : « Geneviève Fioraso : Marcel Proust au bûcher ! ». Son propos vient en deux temps : tout d'abord, il proteste, encore une fois, contre l'usage de l'anglais à l'université ; ensuite, il s'élève contre ce qu'il perçoit comme de l'hostilité envers les classes préparatoires de la part de la ministre de la recherche. Le lien entre ces deux indignations ? Mme Fioraso, pour des raisons idéologiques, serait hostile à la culture et à l'excellence.

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samedi, août 10 2013

Le voile à l'université

Les médias se sont fait écho de propositions visant à « interdire le voile à l'université ». Comme souvent, on débat sur une question parfaitement floue.

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lundi, août 5 2013

Image de l'université

L'auteur de bandes dessinées Boulet est visiblement fan de science et de technologie. Dans ce billet, il dit, à propos du Massachussetts Institute of Technology :

"Le MIT (...) est comme une ville dans la ville. À la fois université et centre de recherche''

Cher Boulet, toutes les universités sont des centres de recherche. Un « professeur des universités », contrairement à un professeur de l'enseignement secondaire, ne fait pas que de l'enseignement : il fait de la recherche (et, malheureusement, beaucoup d'administratif). Après, évidemment, certaines universités ou écoles sont plus célèbres que d'autres pour l'excellence de leur recherche.

Cette phrase en dit sans doute plus long qu'elle n'y paraît sur la façon dont le français de base considère l'université (un super-lycée ?).

Mais lisons la suite :

De luxueux bâtiments, des salles de classe, des bars, des salles d'exposition, des laboratoires, des restos, des jardins.

Là est vraiment la différence entre une université américaine de pointe (disons, le MIT, Berkeley, Stanford...) et une université française, même reconnue pour sa recherche : à côté du campus de la première, celui de la seconde fait souvent figure de taudis.

Poursuivons.

Plein de trucs incroyables sont enseignés : physique, biologie, chimie, astrophysique.

Oui, comme à Jussieu.

Peut-être que le Stephen Hawking de demain est ici même en ce moment.

Boulet pourrait aussi aller traîner à la K-Fêt de l'ENS-Ulm, il pourrait y rencontrer le futur Cédric Villani. ;-)

mercredi, juin 12 2013

Par une récurrence triviale

Message aux étudiants : parsemer une copie de « clairement » n'est pas la meilleure façon de se mettre le correcteur dans la poche. (*)

C'est également vrai pour les soumissions d'articles scientifiques.

(*) Sauf peut-être si l'on a démontré par ailleurs que l'on maîtrise suffisamment le sujet pour que ces choses soient effectivement triviales...

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