La vie est mal configurée

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mercredi, avril 16 2014

OpenSSL

Dites, les gens, c'est quand qu'on arrête de programmer des bibliothèques de sécurité fondamentale en C, et que l'on passe à des langages empêchant les dépassement de blocs et l'utilisation de mémoire non initialisée ?

La presse plombée

Certains journaux et magazines, par exemple le Canard Enchaîné, se font parfois l'écho d'argumentaires contre les « nouvelles technologies de l'information ». Divers arguments sont cités, notamment les conditions de travail des ouvriers des usines fabricant les dispositifs électroniques et la pollution occasionnée.

Avant l'irruption de la photocomposition informatisée et du traitement de textes, la composition des livres, journaux, magazines etc. se faisait au plomb. Les ouvriers typographes travaillaient donc quotidiennement à proximité de plomb en fusion, et le saturnisme était une de leurs maladies professionnelles.

L'encre utilisée, elle aussi, contenait du plomb (on se servait pourtant parfois des journaux usagés pour emballer des produits alimentaires !). Les gravures pour illustration mettaient souvent en jeu des acides ; quant à la photographie argentique, elle utilisait divers produits chimiques dont certains de nature à provoquer des maladies professionnelles.

Nous pourrions également évoquer les troubles musculo-squelettiques induits par l'usage des machines à écrire mécaniques (les plus jeunes de mes lecteurs ignorent sans doute l'usage de ces engins : il suffit de dire que c'était comme un clavier d'ordinateur, mais il fallait taper beaucoup plus fort, beaucoup plus profond, et chaque erreur était coûteuse voire impossible à corriger etc. donc la frappe sur ce genre d'engins est à la frappe informatique ce que l'ascension du col du Lautaret est à la circulation en vélo dans Grenoble).

Donc, la presse traditionnelle était une industrie polluante. Peut-être l'était-elle moins que la presse en ligne ; mais en tout état de cause, on ne saurait se limiter à citer les problèmes actuels sans les comparer à ceux du passé.

Comment faire un poster

J'ai dernièrement dû faire un poster publicitaire pour un projet scientifique.

J'ai parfois lu des graphistes / illustrateurs / designers déplorer que dans des entreprises, administrations ou associations, de parfaits incompétents se mêlent de graphisme, mise en page ou design, produisant des trucs moches, alors qu'eux pourraient faire mieux et qu'ils manquent de travail.

Je l'avoue, je ne sais pas dessiner, et pourtant il m'est arrivé trois fois ces dernières années de faire des logos de projets... parce que personne d'autre ne voulait s'en charger (ASOPT, VERASCO, STATOR).

Par comparaison, mon collègue d'Oxford Daniel Kroening a un temps employé un professionnel pour ses documents (« ce n'est pas cher »).

Une petite explication. Si je fais un poster, un « flyer » ou un logo moche, mais qui suffisent à mes besoins, cela va me prendre disons 1 h avec Inkscape, puis je vais passer une autre heure à me battre contre les imprimantes. Par comparaison, je passerais un temps considérablement plus long à organiser une commande à un prestataire professionnel : rien que la procédure administrative de création d'un nouveau fournisseur (solliciter le service achats, l'agence comptable, les relancer, etc.) me prendrait plus de temps (sans parler du fait que, l'université décidant parfois d'arrêter de traiter ses paiements, je risquerais des engueulades de la part de l'artiste).

Un collègue a ainsi fini par payer une graphiste avec un « cadeau » offert à titre personnel, tellement il était compliqué de la payer officiellement. De même, il est considérablement plus facile et rapide pour moi de faire imprimer un poster à mes frais personnels que de passer par le fournisseur officiel.

Donc, en attendant, c'est do-it-yourself et si vous trouvez ça moche, vous pouvez le faire gratuitement ou militer pour la simplification administrative.

mardi, avril 15 2014

AERES

Au fait, l'AERES n'était-elle pas censée disparaître, suite à la gauche au pouvoir ? Je trouve que pour une administration morte, elle est bien vivante et demanderesse de rapports.

Le dernier bastion tombe

On admettra prochainement des femmes dans les équipages de sous-marins de la Marine nationale, et un officier commente : « le dernier bastion tombe ».

Le dernier ? Restent, à ma connaissance, la gendarmerie mobile et les CRS. J'attends donc avec impatience que « la moustache » se féminise.

(Pour la petite histoire, on m'avait expliqué, lors de journées Nation-Défense il y a environ dix ans de cela, que les nouvelles douches de campagne, munies de rideaux, avaient comme avantage de préserver la pudeur avec la féminisation des armées.)

lundi, avril 14 2014

Le goût de l'entreprise

Je lis ici :

[François Fillon] préconise par ailleurs que « tous les élèves vivent un moment de stage long, de 3 semaines en entreprise en classe de 5ème. Les jeunes Allemands le font, nous pourrions aussi mettre en place cette formule », plaide-t-il. Son idée étant de développer le goût de l'entreprise, qui est une véritable obsession au sein de la droite française.

Pour autant que j'en sache, le stage d'observation d'une semaine en 3e est déjà un problème, parce que les entreprises ne savent pas très bien quoi faire des élèves et que leurs employés ont autre chose à faire que de s'occuper d'eux.

D'après ce site :

Le collégien peut effectuer des petites activités variées sous surveillance et correspondant aux travaux légers autorisés aux mineurs par le Code du travail. Cependant, il est strictement interdit que les mineurs travaillent sur des appareils, machines ou produits dangereux (outils tranchants, poulies, gros engins, produits nocifs, etc.).

Autrement dit, il y a déjà un bon nombre de secteurs d'activité où tout ce que l'on peut faire d'un tel stagiaire, c'est le mettre dans un coin en lui demandant de ne rien toucher de peur qu'il ne casse quelque chose ou (pire) qu'il ne se blesse. J'ignore d'ailleurs quelles sont les conditions légales d'encadrement et de responsabilités.

Quant à moi (vous me direz, je ne travaille pas dans une entreprise, mais mettons que je sois chez Microsoft Research, chez MathWorks ou chez Argosim), je ne vois pas ce que je pourrais donner à faire au stagiaire, à part si je tombais sur la perle rare qui soit un tant soit peu calme, responsable, et surtout amateur de programmation.

Que penser donc d'un stage de 3 semaines obligatoire en 5e ? On nous dit « les allemands le font », mais je me méfie de ces affirmations péremptoires sur ce qui se passe à l'étranger (quand j'ai la possibilité de vérifier, je m'aperçois parfois qu'il s'agit d'inventions ou du moins de grossières déformations).

Sinon :

« « Je propose que les trois quarts du temps scolaire en primaire soient consacrés à l'apprentissage des matières fondamentales. Ce terme englobe à mes yeux la maîtrise de la langue, les mathématiques et l'anglais. »

J'ignore ce que font exactement les enfants en primaire actuellement. De mon temps (et selon mes souvenirs), je faisais du français, des mathématiques simples, de l'écriture, de l'histoire et de la géographie, pas d'anglais, un vague soupçon d'informatique et un peu de musique et de dessin. D'ailleurs, à la lecture des horaires officiels, on constate que nous sommes déjà à 60% du temps scolaire CE2, CM1, CM2 occupés par le français, les mathématiques et (peu) l'anglais,

Je ne vois pas très bien ce que M. Fillon compte supprimer : peut-être l'histoire et la géographie ? Mais il a été premier ministre d'un président qui voulait que chaque enfant d'école primaire adopte la mémoire d'un petit déporté ! Ou la technologie ? Pour quelqu'un qui prétend développer l'esprit d'entreprise, c'est un peu incohérent.

Enfin, je relève qu'il parle de l'enseignement de « l'anglais » à l'école primaire, alors que c'est son parti qui a fait voter la loi Toubon et que ce sont des députés de son parti qui ont protesté le plus bruyamment contre la modeste tentative de la ministre Fioraso d'autoriser officiellement les enseignements en anglais à l'université.

Et pour finir, une perle :

« Je souhaiterais qu'on instaure une part de contrôle continue »

On a l'impression que M. Fillon s'adresse à un public qui croit sérieusement qu'à l'école primaire, on baguenaude (ou peut-être on enseigne à temps plein la « théorie du genre ») et que des enseignants trotskystes dégoûtent les enfants de l'entreprise. Il serait sans doute intéressant de faire une étude des fantasmes dans la droite française. Il est vrai que les militants détestent souvent les faits...

(Dans les commentaires du Monde, par exemple : « Des centaines de milliers de prof qui n ont jms vu un élève de leur vie, des écoles qui sont devenus des centres de rééducation pour la gauche, la manipulation éducative des jeunes,... Il faut que ça change ». Je me demande s'il n'y a pas une thèse à faire sur la corrélation entre troubles mentaux et propension à l'usage des points de suspension.)

dimanche, avril 13 2014

Découpages électoraux

Le gouvernement français, toujours attentif aux revendications populaires et aux problèmes réels de la société (humour), envisage un redécoupage des régions. Un correspondant m'a demandé comment on pourrait s'y prendre algorithmiquement pour avoir des régions de population environ équivalente (par « algorithmiquement » j'entends « par calcul informatique »).

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mercredi, avril 9 2014

Soyez dans la majorité, faites le contraire de ce que vous faisiez dans l'opposition

On me rapporte des propos tenus par la députée Sandrine Mazetier sur un réseau social  :

Des universitaires qui prétendent choisir par pétition leur futur secrétaire d'État, c est juste l'inverse de la République. On devrait proposer à leurs étudiants de faire la même chose.

Mme Mazetier reproche comme contraire à la république le fait pour les universitaires de s'opposer à la nomination d'une certaine personne comme leur ministre (ou secrétaire d'état) de tutelle. Dans une république démocratique, ce n'est pas à une administration à désigner ses hauts dirigeants, mais au peuple ou du moins à ses élus. Bref, selon le raisonnement de Mme Mazetier, dès lors que le peuple a élu François Hollande pour 5 ans, les universitaires doivent admettre les nominations que celui-ci prononce, et s'abstenir de revendications qu'elle considère visiblement comme corporatistes.

À ceci, Mme Mazetier ajoute une plaisanterie quelque peu facile et que certains soupçonneraient de poujadisme. Je précise au passage que je ne me sens pas visé : non seulement je n'ai pas signé la pétition, mais mon emploi d'enseignant à l'École polytechnique est un emploi contractuel à durée limitée, les étudiants remplissent des questionnaires d'évaluation à chaque cours, et l'École aurait pu ne pas renouveler mon contrat en cas d'évaluations trop négatives !

À entendre Mme Mazetier, le fait que M. Hollande et les députés PS aient été élus valent blanc-seing sur tout sujet pour cinq ans ; pétitionner contre les décisions de ces élus seraient anti-républicain. Curieusement, l'attitude du PS était toute autre quand celui-ci était dans l'opposition.

Il me semble bien que lorsque l'UMP gouvernait, le PS

  • Expliquait qu'il fallait que les régions et autres collectivités locales soient au PS, afin de « résister » à la politique de la droite — droite pourtant démocratiquement élue pour appliquer un programme de politique nationale.
  • Soutenait les luttes des enseignants, étudiants et autres groupes mécontents de la politique gouvernementale.
  • Protestait contre diverses nominations, y compris pour des postes secondaires : par exemple, en s'associant à un syndicat de directeurs de théâtres, contre la nomination d'un auteur comme directeur de théâtre. Curieusement, le PS trouvait alors parfaitement normal qu'une corporation prétende choisir par pétition un responsable, en lieu et place du pouvoir chargé de le nommer.

Là encore, nous nous trouvons face au gouvernement ordinaire de la Ve République : la majorité estime normal de faire ce qu'elle veut et rejette comme corporatistes et anti-démocratiques les protestations. C'est un peu le symétrique des réactions indignées des « manifs pour tous », découvrant (une fois n'est pas coutume, pour des gens de milieux favorisés) ce que cela veut dire qu'un gouvernement qui ne tient pas compte de votre opinion.

lundi, avril 7 2014

Maximisation du revenu intellectuel

(On dirait un billet sur la vraie vie de laboratoire.)

Je viens de parler assez longuement avec la directrice de thèse d'un doctorant avec qui je collabore. La conversation a principalement porté sur la façon dont nous pourrions présenter les résultats de façon à optimiser les publications (faut-il soumettre à une conférence prestigieuse telle que POPL ou une conférence plus spécialisée ? sur quels points insister ? comment éviter que nos travaux soient perçus comme un simple « bricolage » ?). Assez peu de conversation scientifique proprement dite.

Il en est ainsi de la recherche moderne, à l'ère des tenure tracks, des grants, et des critères d'évaluation : la fonction optimisée n'est pas l'intérêt scientifique ni, comme le pensent ceux qui dénoncent la technoscience et les intérêts économiques immédiats, l'intérêt industriel, mais la bibliométrie.

Ne pas tourner à gauche

(Aucun rapport avec les municipales.)

Nous apprenons que les conducteurs de la messagerie UPS ne tournent (presque) jamais à gauche et que leurs itinéraires sont calculés (quotidiennement ?) par des programmes d'optimisation.

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vendredi, avril 4 2014

Un rapport propose de dérembourser certaines consultations

Je lis qu'un rapport propose de dérembourser certaines consultations médicales, avec l'instauration d'une « franchise » d'assurance. On invoque une surconsommation de consultations et de prescriptions.

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jeudi, avril 3 2014

Une affaire disciplinaire

Le 2 avril dernier, le CNESER siégeant à titre disciplinaire a eu à connaître d'une affaire particulièrement délicate : un professeur des universités avait été condamné par la justice pénale pour agression sexuelle sur personne vulnérable, à savoir la fille handicapée d'une de ses collègues. Bien qu'il s'agisse d'actes hors du cadre de ses fonctions, le Rectorat souhaitait voir celui-ci également sanctionné à titre disciplinaire.

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mercredi, avril 2 2014

Najat Vallaud-Belkacem, la jeune femme

Je lis dans Le Monde que Najat Vallaud-Belkacem est une « jeune femme ».

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mardi, avril 1 2014

Ras le bol de l'ERC

Mes lecteurs ne le savent peut-être pas, mais je suis lauréat d'un ERC starting grant. L'ERC, le Conseil européen de la recherche, est un organe de l'Union européenne distribuant des financements de projets scientifiques particulièrement prestigieux. C'est un grand honneur pour moi, et une grande responsabilité, que mon projet STATOR ait été accepté en 2012. C'est donc avec une certaine émotion que j'annonce aujourd'hui que je renonce à ce projet.

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lundi, mars 31 2014

Grow locally

On me transmet une plaisanterie qui affole les « réseaux sociaux » (moi aussi, je peux parler comme un journaliste) :

« Tryo pressenti pour composer le nouvel hymne de la ville de Grenoble selon des proches d'Eric Piolle. »

Tssk. Tout le monde sait que ce sera plutôt Sinsémilia. Petits producteurs locaux tout ça.

PS J'ai écrit ce billet avant de regarder cette vidéo. Bingo !

vendredi, mars 28 2014

2048

Je ne sais pas si ce jeu aurait autant de succès si les cases notaient 0, 1, 2, 3... au lieu de 2, 4, 8, 16... Bon, quelqu'un l'a model-checké ?

Comment organiser une réunion de recherche scientifique, ou : le ragondin en action

Contrairement à un mythe entretenu par la fiction grand public (le professeur Mortimer, le professeur Tournesol, etc.), le chercheur scientifique ne travaille pas forcément en solitaire. Parfois, il éprouve le besoin de se réunir avec des collègues afin d'échanger des potins de parler de problèmes du plus haut intérêt intellectuel (p.ex. « quand un chimiste rencontre un autre chimiste, qu'est-ce qu'ils se racontent ? des histoires de chimistes »).

Historiquement, les échanges étaient souvent épistolaires. Songeons ainsi avec émotion à la collaboration de Julia Robinson et Yuri Matiyasévitch, en pleine guerre froide, sur le Xe problème de Hilbert... De nos jours, on procède beaucoup par courrier électronique. Cependant, parfois, on préfèrerait une collaboration plus directe et interactive. C'est alors que les ennuis commencent l'on peut faire l'expérience des choix techniques et bureaucratiques avisés de notre société bien organisée.

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lundi, mars 24 2014

Jeune padawan, ne t'avance pas trop

Suite de l'épisode précédent :

Stagiaire Mais vous ne pouvez pas acheter vous-même vos billets de train ou d'avion et vous les faire rembourser ?

DM Normalement, nous ne sommes pas censés faire comme cela. Par ailleurs, cela veut dire que j'avance l'argent dans l'espoir qu'on me le rembourse plus tard. Ce remboursement peut m'être refusé si les personnes qui traitent le dossier pensent que j'ai agi hors des règles, ou peut arriver après un temps imprévisible. Ainsi, les dossiers de remboursement de l'université sont actuellement en suspens depuis plusieurs mois, car la personne chargée de les valider a été mutée et n'a pas été remplacée.

(Je n'ai pas encore eu le cœur de lui expliquer que sa convention de stage était passée à la signature du directeur général des services, qui n'a sans doute que cela à faire.)

La vérité sort de la bouche des jeunes gens

DM bla bla marchés publics

Stagiaire Oh mais vous n'avez pas tant que cela de commandes ! Les ordinateurs, et quoi ?

DM Par exemple, les billets de train.

Stagiaire Mais en France, il n'y a que la SNCF !

DM Il n'y a que la SNCF qui transporte en train sur Grenoble-Paris, certes. Il n'y a pas que Voyages-SNCF qui vend les billets. Il y a eu un appel d'offre.

Stagiaire Mais donc vous n'achetez pas vos billets à la SNCF ?

DM Normalement, non. Je dois regarder mes horaires sur Voyages-SNCF (je n'ai pas eu le cœur de lui expliquer le coup du site de la Deutsche Bahn qui marche mieux pour les trains français que le site SNCF), puis demander à une secrétaire de téléphoner à une agence de voyage, qui retape ces informations dans un système informatique connecté à celui de la SNCF, qui va donner à la secrétaire un code que celle-ci va me donner pour que je puisse retirer mon billet dans une borne.

Stagiaire Mais c'est parfaitement stupide !

vendredi, mars 21 2014

Trop fort, le chef

Mardi 18 mars, en allant déjeuner vers midi : le directeur du laboratoire déplore que Leslie Lamport ne soit pas reconnu autant qu'il devrait l'être et notamment qu'il n'ait pas reçu le prix Turing.

Mardi 18 mars, 15h30 : nous recevons un courrier électronique nous informant que Leslie Lamport vient de recevoir le prix Turing.

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